Située au sud de la Sarthe, Coulongé se trouve à proximité de la gare d’Aubigné-Racan, point stratégique pour le transport de troupes durant l’Occupation allemande. Dès 1940, la commune est intégrée dans le dispositif de surveillance du secteur : les Allemands occupent régulièrement les fermes afin de contrôler les accès ferroviaires et les ponts sur le Loir. Dans ce contexte, le secteur est marqué par une activité soutenue de la Résistance, en lien avec les réseaux actifs autour de Mayet et du Lude.
La présence allemande s’organise, la répression commence. Le régime de Vichy intensifie sa propagande, utilisant la presse et les cérémonies locales pour promouvoir ses valeurs : famille, natalité et retour aux traditions. Les premières formes de résistance locale apparaissent timidement.
Le journal L’Ouest-Éclair annonce que le maréchal Pétain devient le parrain symbolique du dernier-né d’une famille de vingt enfants à Coulongé. Cet événement illustre la propagande du régime de Vichy autour de la famille et de la natalité.
La Gestapo traque les résistants : arrestations, déportations et démantèlement des réseaux clandestins marquent durement l’année. Dans le même temps, la Sarthe subit de violents bombardements avant de connaître l’avancée des Alliés en août. La Libération apporte espoir, mais aussi destructions et pertes humaines.