Située au nord-ouest de la Sarthe, la commune de Chérancé s’inscrit dans un territoire de transition entre bocage et zones plus ouvertes. Elle se trouve à l’écart des grands axes, mais reste reliée par un réseau de routes secondaires permettant de circuler entre les petites localités et de rejoindre les secteurs stratégiques voisins. Cette position en retrait des voies principales n’exclut pas la commune des événements de la Libération. En 1944, lors de l’avancée des troupes alliées, le bourg de Chérancé est libéré par la 2e division blindée du général Leclerc. Les combats qui accompagnent cette progression entraînent des pertes humaines, rappelant que même les communes rurales sont directement touchées par la violence des affrontements.
En 1944, l’espoir de la Libération gagne la commune de Chérancé, notamment après le Débarquement de Normandie. La répression s’intensifie : la Gestapo traque les résistants, entraînant arrestations, déportations et démantèlement de réseaux clandestins. Dans le même temps, la Sarthe subit de violents bombardements, tandis que les combats, les mouvements de troupes et les actions de résistance se multiplient. Lors de la progression des forces alliées, le bourg est libéré par la 2e division blindée du général Leclerc. Les affrontements avec les troupes allemandes en retraite sont particulièrement violents et entraînent des pertes humaines, marquant durement la commune. L’avancée des Alliés durant l’été conduit à la Libération progressive du territoire, non sans destructions et pertes humaines.
Le 10 août 1944, la 2e DB progresse vers Alençon mais subit de lourdes pertes à la Croix de Chérancé. Le capitaine de Laitre est tué. Le 11 août, des Allemands sont capturés.