À l’aube de l’été 1940, alors que la campagne de France s’achève, Moncé-en-Belin est brièvement touchée par la débâcle. Avant l’arrivée des troupes allemandes, des unités britanniques et françaises en repli traversent et stationnent temporairement dans la commune, empruntant les routes reliant Le Mans à la vallée de la Loire. Cette présence, courte mais marquante, précède l’installation durable de l’Occupation. À partir de l’été 1940, Moncé-en-Belin entre dans la période de l’Occupation allemande. Située au sud du Mans, à proximité d’Arnage, Mulsanne, Guécélard et Fillé-sur-Sarthe, la commune se trouve près d’axes routiers et ferroviaires importants, ce qui lui donne un intérêt stratégique pour l’occupant. Le quotidien des habitants est alors marqué par les restrictions, les réquisitions et la surveillance. Même éloignée des combats directs, la commune subit les effets de la guerre, jusqu’à la Libération à l’été 1944.
Au printemps 1940, lors de la débâcle, des troupes britanniques stationnent brièvement à Moncé-en-Belin. Face à l’avancée rapide de l’armée allemande, ces unités quittent précipitamment la commune pour rejoindre le sud de la Loire. Dans les jours qui suivent, les troupes allemandes entrent à leur tour dans le village et s’y installent. Commence alors une période d’occupation marquée par la présence militaire, les premières réquisitions et la mise en place progressive du contrôle allemand sur la commune.
En 1944, alors que la guerre entre dans sa phase finale, un bombardier britannique de type Halifax est abattu lors d’une mission de bombardement visant la ville du Mans et ses infrastructures stratégiques. L’appareil s’écrase dans les environs de Moncé-en-Belin. Les membres de l’équipage, aviateurs anglais engagés dans la Royal Air Force, trouvent la mort dans le crash après leur mission. Cet événement rappelle que le ciel de la Sarthe reste, à cette période, un espace dangereux où s’affrontent encore les forces alliées et allemandes.