Située à proximité immédiate du Le Mans, préfecture de la Sarthe, sur un axe stratégique reliant la capitale sarthoise aux grands réseaux de communication de l’ouest, la commune de Changé occupe une position sensible durant la Seconde Guerre mondiale. En 1940, le sénateur local Lebert vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, illustrant les choix politiques du début du régime de Vichy (voir l’article sur le vote des pleins pouvoirs à Pétain en 1940). Sous l’Occupation allemande, la population vit dans un contexte de restrictions, de surveillance et de présence militaire accrue. En 1944, lors de la progression des forces alliées, des prisonniers allemands sont faits dans le secteur par les troupes américaines (GI’s), marquant l’intensification des combats et la préparation de la Libération de la Sarthe.
Exode, entrée des troupes allemandes dans la ville. La vie quotidienne bascule brutalement sous l’Occupation. Dans ce contexte de défaite, le sénateur vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
Le 10 juillet 1940, au casino de Vichy, l’Assemblée nationale vote les pleins pouvoirs au maréchal Pétain après la défaite et l’armistice. Le sénateur André Lebert, maire de Changé, approuve ce vote qui met fin à la Troisième République et instaure le régime de Vichy.
La Gestapo traque les résistants : arrestations, déportations et démantèlement des réseaux clandestins marquent durement l’année. Dans le même temps, la ville est libérée par les Alliés en août. La Libération apporte espoir, mais aussi destructions et pertes humaines.
Dans une rue donnant sur la place de l’Église, des soldats américains escortent des prisonniers allemands, illustrant le basculement du rapport de force lors de la Libération de la commune.