Située à l’ouest du Mans, au cœur de la Champagne mancelle, sur l’axe Sillé-le-Guillaume - Le Mans, la commune de Domfront-en-Champagne se trouve à proximité de Conlie. Occupée dès 1940, elle connaît les contraintes de la présence allemande mais aussi des formes d’engagement local, notamment avec l’instituteur résistant André Fertré, tandis qu’en 1944 la guerre touche directement le territoire avec le crash d’un avion britannique Mosquito et le passage d’éléments de reconnaissance de la 106th Cavalry Group chargés d’observer les ponts ferroviaires de la ligne Paris-Brest, avant la libération du secteur par la 79e division d’infanterie américaine (315e régiment) entre le 7 et le 8 août 1944.
Dès 1940, l’Occupation allemande s’installe à Domfront-en-Champagne et impose ses contraintes à une population rurale confrontée aux réquisitions, au contrôle et à la présence ennemie ; dans ce contexte, certains habitants s’engagent discrètement dans la Résistance, à l’image de l’instituteur André Fertré qui participe à la fabrication de faux papiers, permettant d’aider des personnes recherchées et de soutenir les réseaux clandestins locaux.
En 1944, la guerre se rapproche de Domfront-en-Champagne avec l’intensification des opérations alliées dans la région ; dès le 29 janvier, un avion britannique Mosquito s’écrase sur le territoire communal, témoignant de l’activité aérienne autour du Mans, tandis qu’au début du mois d’août des éléments de reconnaissance de la 106th Cavalry Group traversent la commune pour observer les ponts ferroviaires de la ligne Le Mans–Rennes ; dans la foulée, le secteur est libéré entre le 7 et le 8 août 1944 par la 79e division d’infanterie américaine (315e régiment), marquant la fin de l’Occupation pour les habitants.
Le 29 janvier 1944, un Mosquito de la RAF s’écrase à Domfront-en-Champagne lors d’une mission sur Le Mans : un aviateur est tué, le lieutenant Peter S. Fielding, navigateur et le pilote William G. Aston est capturé par les Allemands.