Située à l’est du Mans, entre Connerré et La Ferté-Bernard, Vibraye est une commune du nord-est sarthois, implantée dans un environnement rural aux portes de la grande forêt de Vibraye. Éloignée des grands axes routiers stratégiques, elle est toutefois traversée par la route reliant Saint-Calais à La Ferté-Bernard, un axe secondaire utilisé pendant la guerre. Durant l’Occupation allemande, la commune connaît comme ailleurs les contraintes du quotidien : réquisitions, restrictions et présence de l’autorité occupante. À Vibraye, cette période est aussi marquée par l’engagement de son maire, qui protège plusieurs familles juives et s’oppose à certaines exigences allemandes, illustrant une résistance civile. En 1944, alors que la guerre se rapproche de son terme, le ciel de Vibraye devient le théâtre de combats aériens liés à la Libération. L’un de ces affrontements entraîne le crash d’un appareil allié sur le territoire communal.
En 1942, Vibraye vit sous l’Occupation allemande et sous l’autorité du régime de Philippe Pétain. La vie quotidienne des habitants devient plus difficile : les produits manquent, les tickets de rationnement limitent l’alimentation, et les réquisitions imposent de nouvelles contraintes aux familles. La présence de l’occupant et les arrestations renforcent un climat de peur et d’incertitude. Dans ce contexte difficile, le maire de la commune, Aristide Gasnier, fait preuve de courage. Il aide à faire de Vibraye un refuge pour des familles juives cherchant à échapper aux persécutions. Cet engagement local illustre une forme de résistance civile, discrète mais essentielle, face aux politiques d’exclusion et de répression.
En 1944, Vibraye est directement touchée par les événements liés à la Libération. Le 21 mai, un avion de chasse américain P-47 Thunderbolt, piloté par le capitaine Malcolm A. Smith, est abattu lors d’une mission. Touché par la défense antiaérienne allemande, l’appareil s’écrase près de la commune. Quelques mois plus tard, en août 1944, la Sarthe est libérée. Dans ce contexte de retour à la liberté, le journal Le Maine Libre publie le témoignage d’une famille juive sauvée pendant la guerre. Ce récit met en lumière le courage du maire Aristide Gasnier et de son adjoint Guillaudeau, rappelant l’importance des actes de solidarité accomplis à Vibraye durant l’Occupation.