Vibraye sous l'Occupation 1940-1944


Située à l’est du Mans, entre Connerré et La Ferté-Bernard, Vibraye est une commune du nord-est sarthois, implantée dans un environnement rural aux portes de la grande forêt de Vibraye. Éloignée des grands axes routiers stratégiques, elle est toutefois traversée par la route reliant Saint-Calais à La Ferté-Bernard, un axe secondaire utilisé pendant la guerre. Durant l’Occupation allemande, la commune connaît comme ailleurs les contraintes du quotidien : réquisitions, restrictions et présence de l’autorité occupante. À Vibraye, cette période est aussi marquée par l’engagement de son maire, qui protège plusieurs familles juives et s’oppose à certaines exigences allemandes, illustrant une résistance civile. En 1944, alors que la guerre se rapproche de son terme, le ciel de Vibraye devient le théâtre de combats aériens liés à la Libération. L’un de ces affrontements entraîne le crash d’un appareil allié sur le territoire communal.

1942 : vivre sous l’Occupation à Vibraye

En 1942, Vibraye vit sous l’Occupation allemande et sous l’autorité du régime de Philippe Pétain. La vie quotidienne des habitants devient plus difficile : les produits manquent, les tickets de rationnement limitent l’alimentation, et les réquisitions imposent de nouvelles contraintes aux familles. La présence de l’occupant et les arrestations renforcent un climat de peur et d’incertitude. Dans ce contexte difficile, le maire de la commune, Aristide Gasnier, fait preuve de courage. Il aide à faire de Vibraye un refuge pour des familles juives cherchant à échapper aux persécutions. Cet engagement local illustre une forme de résistance civile, discrète mais essentielle, face aux politiques d’exclusion et de répression.

Le maire  Aristide Gasnier (1)

Durant l’Occupation, Aristide Gasnier, maire de Vibraye, protégea des familles juives en leur fournissant de faux papiers et en défiant les autorités.

"Le maire qui refusa de dénoncer, Aristide Gasnier – Partie 1".
Le maire qui refusa de dénoncer, Aristide Gasnier – Partie 1

Le sauvetage de 25 personnes juives

À Vibraye, le maire Aristide Gasnier sauva près de 25 Juifs, dont les familles Zilberbaum et Lichtenbaum. Il fut reconnu Juste parmi les Nations en 2005.

"Le maire qui refusa de dénoncer, Aristide Gasnier – Partie 2".
Le maire qui refusa de dénoncer, Aristide Gasnier – Partie 2

1944 : Vibraye au temps de la Libération

En 1944, Vibraye est directement touchée par les événements liés à la Libération. Le 21 mai, un avion de chasse américain P-47 Thunderbolt, piloté par le capitaine Malcolm A. Smith, est abattu lors d’une mission. Touché par la défense antiaérienne allemande, l’appareil s’écrase près de la commune. Quelques mois plus tard, en août 1944, la Sarthe est libérée. Dans ce contexte de retour à la liberté, le journal Le Maine Libre publie le témoignage d’une famille juive sauvée pendant la guerre. Ce récit met en lumière le courage du maire Aristide Gasnier et de son adjoint Guillaudeau, rappelant l’importance des actes de solidarité accomplis à Vibraye durant l’Occupation.

Crash du Capt Smith

Le 21 mai 1944, un chasseur américain P-47 Thunderbolt piloté par le capitaine Malcolm A. Smith s’écrase près de Vibraye lors d’une mission de la 9th Air Force.

"Crash du capitaine Malcolm A. Smith, 21 mai 1944 – Partie 1".
Crash du capitaine Malcolm A. Smith, 21 mai 1944 – Partie 1

Hommage des habitants au Cpt Smith

Suite au crash du P-47 le 21 mai 1944, l’avion du capitaine Malcolm A. Smith, abattu par la Flak, s’écrase à Vibraye. Les habitants lui rendent hommage.

"Crash du capitaine Malcolm A. Smith, 21 mai 1944 – Partie 2".
Crash du capitaine Malcolm A. Smith, 21 mai 1944 – Partie 1

Article Maine Libre août 1944

Août 1944 : après la Libération de la Sarthe, Le Maine Libre publie le témoignage d’une famille juive sur le courage du maire de Vibraye et de son adjoint Guillaudeau.

« Article du Maine Libre d’août 1944 relatant le témoignage d’une famille juive après la Libération, saluant le courage du maire de Vibraye et de son adjoint Guillaudeau.»
Article du Maine Libre, Août 1944 - Archives personnelles