Située au nord de la Sarthe, dans le secteur des Alpes mancelles, la commune d’Assé-le-Boisne traverse les années de la Seconde Guerre mondiale dans un territoire rural sous Occupation allemande. À proximité des axes reliant Alençon au Mans, préfecture de la Sarthe, la population vit entre 1940 et 1944 sous les restrictions, la présence militaire et le contrôle du régime de Vichy. La commune et ses environs sont également marqués par l’existence de réseaux de résistance actifs dans le secteur, participant aux actions de renseignement et de soutien jusqu’à la Libération de la Sarthe.
Restrictions, réquisitions et arrestations rythment la vie quotidienne à Assé-le-Boisne. Cette année voit les rafles de familles juives résidant en Sarthe, déportées vers les camps. La dureté du régime de Vichy et de l’occupant s’impose au quotidien. Les premiers réseaux de résistance s'organisent.
En 1943, la pression allemande s’intensifie à Assé-le-Boisne. Le Service du travail obligatoire (STO) est mis en place, entraînant le départ forcé de nombreux jeunes Sarthois vers l’Allemagne, tandis que les réquisitions et la répression s’accentuent. Dans ce contexte de tension croissante, la Résistance se structure et gagne en importance sur le territoire. À Assé-le-Boisne, le réseau local du BOA entre dans une phase de plein fonctionnement, organisant ses actions clandestines, les filières de renseignement et les liaisons entre les différents groupes résistants, malgré une surveillance toujours plus stricte de l’occupant.
André Dupont, chef BOA à Assé-le-Boisne, arrêté en 1944 et déporté en Allemagne, meurt après sa libération en mai 1945.
Andrée Dupont, 16 ans, résistante BOA d’Assé-le-Boisne, arrêtée en 1944, déportée à Ravensbrück et Buchenwald, survivante des marches de la mort.
Fernand et Marcelle Demelle, résistants du BOA arrêtés en 1944, déportés à Neuengamme, Sachsenhausen et Ravensbrück.
Famille Derenne, réseau BOA à Assé-le-Boisne : arrêtés en 1944, déportés à Neuengamme, père et fils morts, un survivant en 1945.
Louise Landais, résistante BOA à Assé-le-Boisne, arrêtée en 1944, déportée à Ravensbrück, gazée le 10 mars 1945.
Marcel Derenne, résistant BOA à Assé-le-Boisne, échappe à la rafle d’avril 1944 ; son père et son frère sont déportés sans retour.
La Gestapo intensifie la traque des résistants du réseau local d’Assé-le-Boisne : arrestations nombreuses, déportations et démantèlement du réseau clandestin marquent durement l’année. La commune paie un lourd tribut humain, avec de nombreux hommes et femmes victimes de cette répression.
Terrain de parachutage « Haine », situé sur la commune de Sougé-le-Ganelon, rattaché au réseau BOA Mont-Saint-Jean Assé-le-Boisne : terrain homologué, utilisé par une équipe d’Assé-le-Boisne pour les opérations de parachutage, avec messages codés de la BBC, et servant de terrain de secours pour « Ouragan ».