Pontvallain sous l'Occupation 1940-1944


Située au sud du département de la Sarthe, Pontvallain est proche des communes de Mansigné, Mayet, Écommoy et Aubigné-Racan. La commune se situe sur un axe secondaire reliant Le Lude à Arnage, ce qui lui confère un intérêt pour les déplacements et la surveillance du territoire durant l’Occupation. À partir de 1943, des groupes de résistance s’organisent dans le secteur, notamment autour de Decourtis, dit « Sevestre ». En 1944, la réception d’armes issues du terrain de parachutage « Carton », situé à Château-l'Hermitage, permet d’équiper ces groupes, dont celui de Decourtis. À l’approche du Débarquement de Normandie, les actions de sabotage se multiplient dans le secteur afin de perturber les communications et les déplacements de l’armée allemande. Cette activité résistante entraîne une répression importante : le réseau est touché par des arrestations menées par la Gestapo et deux résistants sont abattus.

1943 : organisation de la résistance locale

À partir de 1943, dans le secteur de Pontvallain, la résistance s’organise progressivement face au renforcement de l’Occupation allemande. Autour de Decourtis, dit « Sevestre », un groupe se structure et développe ses premières actions clandestines. Dans un contexte marqué par les réquisitions, le Service du travail obligatoire (STO) et la surveillance accrue, ces hommes s’engagent dans une lutte discrète mais déterminée. Leur objectif est alors de préparer des actions plus importantes, en lien avec les réseaux de résistance du département, en vue des opérations à venir.

Decourtis "Sevestre"

En 1943, à Pontvallain, la Résistance s’organise activement face à l’Occupation allemande et au STO. Autour de Germain Decourtis, dit « Sevestre », la ferme des Cormiers devient un centre majeur du réseau local, accueillant réfractaires et résistants comme Rémy Dubois et Laurent Lecordier. Chef du secteur de l’Armée Secrète (A.S.) rattaché au commandement Niox, Decourtis structure plusieurs groupes. Grâce aux parachutages d’armes du terrain « Carton » à Château-l'Hermitage, le réseau renforce ses capacités d’action. Malgré la répression et les arrestations, le groupe reste actif jusqu’en 1944.

"reseau AS, pontvallain, chef decourtis germain alias sevestre, 1943".
Le réseau de l’Armée Secrète – Le courage discret de Germain Decourtis, alias « Sevestre »

1944 : actions, répression et Libération de Pontvallain

En 1944, à Pontvallain, les groupes de résistance intensifient leurs actions à l’approche du Débarquement de Normandie. Grâce aux armes reçues depuis le terrain de parachutage « Carton » à Château-l'Hermitage, les hommes du réseau dirigé par Germain Decourtis, multiplient les sabotages visant à perturber les communications et les déplacements de l’armée allemande dans le sud de la Sarthe. Face à cette montée en puissance, la répression s’intensifie. La Gestapo mène des opérations contre les réseaux locaux, provoquant arrestations et exécutions. Plusieurs résistants sont arrêtés, et deux d’entre eux sont abattus, illustrant la violence de la lutte clandestine dans les derniers mois de l’Occupation. Malgré ces pertes, les actions de la Résistance contribuent à désorganiser les forces allemandes. À l’été 1944, la progression des troupes alliées permet la Libération progressive du secteur, marquant la fin de l’Occupation pour la commune et ses habitants.

Lecordier & Dubois

Le 11 juillet 1944, à Pontvallain, près de la route du Mans, deux membres du groupe de l’Armée Secrète dirigé par Germain Decourtis, alias « Sevestre », sont arrêtés puis exécutés à la suite d’une dénonciation ayant permis leur localisation par la Gestapo. Il s’agit de Rémy Dubois et de Laurent Lecordier. Tous deux participaient activement aux actions clandestines menées dans la région du sud de la Sarthe.

 

"La Gestapo frappe à la ferme des Cormiers mort de Rémy Dubois & Laurent Lecordier"
La Gestapo frappe à la ferme des Cormiers mort de Rémy Dubois & Laurent Lecordier