Courcival, située au nord-est du département, entre Mamers, sous-préfecture, et Marolles-les-Braults, est marquée dès 1940 par la violence de l’Occupation. Un mois après l’arrivée des troupes allemandes, un sous-officier abat quatre habitants, un drame qui illustrant la brutalité de l’Occupation dès ses débuts dans ce secteur rural. En 1944, Courcival prend une importance stratégique liée à sa proximité avec les zones boisées vers Bonnétable. Elle devient une zone de repli et de défense pour les troupes allemandes, qui y camouflent des positions d’artillerie, notamment des canons de 88 mm, afin de protéger leur retrait vers le nord.
En 1940, la commune de Courcival entre dans la période de l’Occupation à la suite de la défaite française. L’arrivée des troupes allemandes marque une rupture brutale dans la vie locale. Un mois seulement après leur installation, un drame frappe la population : un sous-officier allemand abat quatre habitants, illustrant la violence immédiate de l’Occupation dans ce secteur rural. Dans le même temps, l’exode des populations et les bouleversements liés à la guerre transforment profondément le quotidien des habitants, tandis que la mise en place du régime de Vichy modifie l’organisation locale.
En 1944, l’espoir de la Libération gagne la commune de Courcival, notamment après le Débarquement de Normandie. La répression s’intensifie : la Gestapo traque les résistants, entraînant arrestations, déportations et démantèlement de réseaux clandestins. Dans le même temps, la Sarthe subit de violents bombardements, tandis que les combats, les mouvements de troupes et les actions de résistance se multiplient. Lors de la Libération de Courcival, les affrontements avec les forces allemandes entraînent la mort de deux soldats américains, illustrant le prix humain des opérations alliées dans le secteur. L’avancée des Alliés durant l’été conduit à la Libération progressive du territoire, non sans destructions et pertes humaines.
Le 9 août 1944, Courcival est libéré par la 5e division blindée américaine. Deux soldats américains sont tués au combat lors des affrontements avec les troupes allemandes, le sergent-chef Edward Klinger et le soldat de première classe Wesley D. Monts.