Située à l’extrême nord-est de la Sarthe, à la limite de l’Eure-et-Loir, La Ferté-Bernard occupe une position stratégique sur l’axe Paris–Le Mans (RN 23) et constitue un véritable verrou routier vers la capitale, surnommée la « Venise de l’Ouest » en raison de ses canaux et de son centre ancien ; ville importante du département, elle est bombardée dès juin 1940 lors de l’offensive allemande, puis joue un rôle clé en août 1944 dans la progression des forces alliées vers Paris et Chartres, avec l’avance des unités de la 80e division d’infanterie américaine et d’éléments de la 5e division blindée, tandis que la population est marquée par des actes de solidarité, notamment deux familles fertoises reconnues Justes parmi les Nations pour avoir caché deux fillettes juives durant l’Occupation.
Exode, bombardements et entrée des troupes allemandes dans la Sarthe. La vie quotidienne de la Ferté Bernard bascule brutalement sous l’Occupation.
La présence allemande dans la Ferté Bernard s’organise, la répression commence. Les premières formes de résistance locale apparaissent timidement.
Restrictions, réquisitions et arrestations rythment la vie quotidienne des Fertois. Cette année voit les rafles de familles juives résidant dans la ville déportées vers les camps. La dureté du régime de Vichy et de l’occupant s’impose au quotidien.
L’année est marquée par le STO, les réquisitions de jeunes Fertois envoyés en Allemagne, mais aussi par la montée en puissance des réseaux de Résistance.
En 1944, La Ferté-Bernard se situe sur l’axe de progression des forces alliées vers Paris et Chartres, avec l’arrivée des unités américaines dans le secteur lors de la libération. Dans ce contexte encore marqué par la guerre et les déplacements de troupes, deux familles fertoises cachent deux fillettes juives, un acte de protection qui sera plus tard reconnu par le titre de Justes parmi les Nations.